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Les grands procès criminels américains exercent une fascination mondiale pour toutes sortes de raisons allant du caractère comminatoire des nullités procédurales à des condamnations ou des acquittements réputés improbables ailleurs, en passant par leur possible longueur, leurs coûts budgétaires ou la topographie des audiences. L’affaire Thaw est la première grande affaire pénale à la faveur de laquelle les Français « lettrés » en général, et les juristes en particulier, ont découvert au début du XXe siècle la procédure criminelle américaine, spécialement à travers les comptes rendus d’audiences agrémentés d’analyses et de commentaires de l’intéressé publiées par Roland Molineux dans l’édition européenne du New York Herald publiée à Paris et en français. Et cette découverte a été particulièrement excitée par l’enjeu du statut de la « folie » dans la justice pénale, avec la tentative de Harry Thaw de plaider une American Dementia.

Le statut de l’aliénation mentale en matière criminelle reste encore un objet de controverse aux Etats-Unis à un égard en particulier. Quelques rares États (le Kansas, le Montana, l’Utah et l’Alaska) n’admettent pas la défense d’aliénation mentale traditionnelle qui prévoit l’acquittement lorsqu’un accusé atteint de maladie mentale est incapable de distinguer le bien du mal – soit le standard américain de « définition » de l’« abolition du discernement ». Ces Etats ne prévoient une irresponsabilité pénale que si l’accusé peut démontrer que sa maladie mentale empêche de lui imputer une intention criminelle. En 2020, saisi de la législation du Kansas, la Cour suprême des États-Unis a jugé (Kahler v. Kansas) que la clause de Due Process n’oblige pas les États à accorder aux accusés une défense d’aliénation mentale traditionnelle fondée sur l’incapacité d’un accusé à distinguer le bien du mal. Cet arrêt peut justifier dans différents États un mouvement législatif favorable à une imitation du Kansas, du Montana, de l’Utah et de l’Alaska.

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